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Les enfants du désordre

Le S, Noisy-le-Sec ― 05/06/2021

Illustration © Romane Granger ― Graphisme © Raphaël Massart Soundcloud ― BandCamp

Sœurs, frères, adelphes turbulents, nous célébrons ensemble le premier projet sonore de notre collectif : une compilation musicale concoctée par les plus chaotiques créatures sous nos latitudes, les Enfants du Désordre.

Après un appel à projet lancé en décembre, cette aventure à l'intérieur et au-delà des ondes est à présent disponible sur les plateformes.

Cette joyeuse symbiose, intense et progressive, vous plongera dans l'univers aux multiplicités savoureuses que nous nous attachons à vous faire explorer à travers les photographies suivantes.

Nous remercions chaleureusement toustes celleux qui ont porté et fait vivre cette initiative, et espérons qu'elle résonnera longtemps.


Dans le 93, le 5 juin 2021, nous nous sommes rassemblé..es au S, tiers lieu culturel de Noisy-le-Sec, avec ses habitant..es et ses vagabond..es, pour une proposition transversale qui a pris la forme d'une journée de performances. Un banquet de représentations croisées et de réjouissances plurielles au cours desquelles se sont entremêlés, huit heures durant, projets sonores, corporels, visuels, plastiques, et autres processions multidimensionnelles, cohabitant dans une zone mise en scène et scénographiée pour accueillir notre tumulte.


Nous étions deux cent ou bien nous étions un. Derrière, la voie de chemin de fer. Devant, l'ancienne usine de paillettes. Partout, la volonté d'unir tous nos palpitants au sein d'une même grappe, de former un gigantesque cœur capable de survivre à la fête.

La langue imparable, imparlable de la fête, elle se pratique à plusieurs : nous en sommes tous les parleureuses. Voilà, dans cette effeverscence créatrice, nous nous comprendrons, et au-delà de nos peines conjuguées, nous nous dirons que nous nous aimons.


Mais ce que nous aimons en réalité, c’est faire la fête.

Faire la fête a cessé d’être seulement politique. C’est aussi la raison pour laquelle nous créons, et par capillarité pour laquelle nous vivons. En cela la fête porte en elle une dimension nécessaire, impérative. Elle nous permet ensemble d'exister plus fort, de nous rapprocher indiciblement.


Photographie © Zoé Chauvet, avec Malone, Marvin, Baptiste, Oélia, Dana, Talita, Sidonie, Paulo, Florine, Hélène et Ixe